Impôts piscine : combien allez-vous payer en 2026 ?
Ce qu’il faut retenir : l’installation d’une piscine déclenche systématiquement la taxe d’aménagement, fixée à 251 €/m² pour 2026, et une hausse de la taxe foncière. Pour alléger la facture grâce à une exonération temporaire et éviter de lourdes sanctions financières, déclarer les travaux aux impôts sous 90 jours reste la seule stratégie viable.
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ToggleVous craignez que la facture de vos impots piscine ne transforme votre rêve de baignade en cauchemar financier ? Pour anticiper le budget de votre bassin en 2026, nous décortiquons ici le coût exact de la taxe d’aménagement et l’impact sur votre foncier. Découvrez les montants précis à régler et les erreurs déclaratives à esquiver pour échapper aux radars du fisc.
Les taxes incontournables liées à votre piscine

La taxe d’aménagement : le paiement unique à anticiper
Contrairement aux frais récurrents, la taxe d’aménagement est un impôt local que vous ne réglez qu’une seule fois. Elle s’applique dès la construction de votre bassin, et son barème a été spécifiquement ajusté pour 2026.
Pour cette année, la valeur forfaitaire est fixée à 251 euros par mètre carré. C’est la base de calcul brute avant l’application des taux votés par votre commune et votre département.
La taxe foncière : l’augmentation annuelle à ne pas oublier
À l’inverse de la précédente, la taxe foncière est un coût qui revient chaque année sans faute. Une piscine augmente mécaniquement la valeur locative cadastrale de votre maison, ce qui alourdit la note.
En moyenne, tablez sur une hausse de 5 % à 10 %. Cela représente concrètement entre 50 et 100 euros de plus par an. C’est un coût à intégrer dans le budget global des aménagements de votre extérieur.
Et la taxe d’habitation en 2026, on en parle ?
Clarifions la situation rapidement pour éviter les doutes. Pour les résidences principales, la taxe d’habitation a définitivement disparu.
Cet impôt reste due pour les résidences secondaires uniquement. Si votre piscine se trouve dans votre maison de vacances, vous êtes donc toujours concerné par cette dépense.
Calculer le coût réel de l’impôt piscine : un exemple concret

La formule de calcul de la taxe d’aménagement décortiquée
Le calcul des impots de votre piscine tient en une équation basique : Surface (en m²) x Valeur forfaitaire x Taux global. C’est simple sur le papier, mais le diable est dans les détails.
Le « Taux global » est l’addition des taux votés par votre commune et votre département. Il faut donc vérifier ces chiffres localement pour avoir le montant exact.
- Taux communal : variable, généralement entre 1 % et 5 %.
- Taux départemental : plafonné à 2,5 %.
- Taux régional (uniquement en Île-de-France) : fixé à 1 %.
Simulation pour une piscine de 30 m² en 2026
Prenons l’exemple d’une piscine de 30 m². Avec la valeur 2026 de 251 €/m², la base taxable atteint 7 530 € (30 x 251).
Le tableau ci-dessous montre comment le montant final varie selon votre lieu d’habitation. Le coût fiscal n’est clairement pas le même pour tout le monde.
| Taux communal | Taux départemental | Taux global (Communal + Départemental) | Montant total de la taxe |
|---|---|---|---|
| 1,5% | 1,5% | 3% | 225,90 € |
| 3% | 2% | 5% | 376,50 € |
| 5% | 2,5% | 7,5% | 564,75 € |
La déclaration de votre piscine : le guide pour être en règle
Le calcul est une chose, mais la paperasse en est une autre. Ignorer les démarches déclaratives liées aux impots de votre piscine, c’est s’exposer à de gros ennuis. Voici comment faire les choses bien.

La règle des 90 jours : un délai à ne jamais manquer
Vous avez exactement 90 jours après l’achèvement des travaux pour déclarer votre piscine. Pas un de plus. Cette démarche se réalise désormais via l’espace « Gérer mes biens immobiliers » sur impots.gouv.fr.
Respecter ce délai est payant : cela vous permet de bénéficier d’une exonération de deux ans de la taxe foncière. C’est un vrai cadeau fiscal à saisir.
Piscine imposable ou non : quels sont les critères ?
La règle est sans équivoque : toute piscine qui ne peut être déplacée sans démolition est imposable. C’est le critère de fixation au sol qui compte pour l’administration.
La déclaration devient obligatoire dès que la surface dépasse 10 m². Pour les projets plus importants, la réglementation pour construire une piscine peut même exiger un permis de construire.
- Piscine non imposable : Modèle hors-sol démontable, piscine gonflable.
- Piscine imposable : Piscine enterrée, semi-enterrée, ou hors-sol avec structure rigide.
- Seuil de déclaration : Obligatoire pour tout bassin de plus de 10 m².
Le cas particulier des abris de piscine
Attention à cet angle mort : l’abri de piscine peut aussi être taxé s’il n’est pas bien anticipé.
Si votre abri est fixe et dépasse 1,80 m de hauteur, il est considéré comme une dépendance. Il sera donc soumis à la taxe d’aménagement et augmentera mécaniquement votre taxe foncière.

Les risques de l’oubli : que se passe-t-il si vous ne déclarez pas ?
Vous pourriez être tenté de « zapper » la déclaration pour économiser quelques centaines d’euros. Mauvaise idée. Le fisc a désormais des yeux partout.
« Foncier innovant » : le fisc vous surveille depuis le ciel
Le dispositif « Foncier innovant » ne laisse rien au hasard. L’administration fiscale utilise désormais l’intelligence artificielle et des vues aériennes pour repérer automatiquement les bassins non déclarés. Si votre piscine est visible du ciel, elle sera détectée.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Cette technologie de pointe a déjà rapporté 40 millions d’euros à l’État, uniquement grâce à la régularisation des piscines. Espérer passer entre les mailles du filet est aujourd’hui totalement illusoire.
Les sanctions financières : une addition très salée
Ne pas déclarer vos travaux coûte finalement beaucoup plus cher que l’impôt lui-même. Vous risquez de payer le prix fort pour avoir voulu esquiver les règles.
Si vous êtes pris la main dans le sac concernant vos impots piscine, voici la facture qui vous attend :
- Amende salée : le montant peut grimper jusqu’à 6 000 € par mètre carré non déclaré.
- Redressement fiscal : l’administration a le droit de remonter sur 5 ans pour réclamer les sommes dues.
- Pénalités supplémentaires : attendez-vous à des intérêts de retard et des majorations atteignant 80 % en cas de fraude avérée.
Avoir une piscine, c’est du plaisir, mais aussi des responsabilités fiscales. Entre la taxe d’aménagement et la hausse de la taxe foncière, le budget grimpe vite. Ne jouez pas avec le feu en oubliant de déclarer votre bassin. Avec la surveillance par satellite, le risque est trop grand. Mieux vaut être en règle pour profiter de vos baignades l’esprit tranquille, non ?

FAQ
Quel montant d’impôt prévoir pour une piscine ?
Le montant dépend de deux taxes distinctes. D’abord, la taxe d’aménagement est due une seule fois lors de la construction et se base sur une valeur forfaitaire de 251 € par m² en 2026.
Ensuite, il faut compter la taxe foncière qui est annuelle. En moyenne, l’ajout d’une piscine enterrée augmente votre impôt foncier d’environ 5 % à 10 %, ce qui représente souvent entre 50 et 100 euros de plus par an.
Quelle dimension choisir pour ne pas payer d’impôts ?
Pour échapper totalement à la fiscalité, vous devez viser petit. Les bassins dont la surface est inférieure à 10 m², souvent appelés « mini-piscines », ne sont généralement pas imposables.
Ces petits modèles ne nécessitent pas de déclaration préalable de travaux, sauf si vous habitez en zone protégée. C’est l’astuce idéale pour profiter de l’eau sans alourdir vos impôts locaux.
Quel est le montant de la taxe piscine en 2026 ?
Pour l’année 2026, la base de calcul pour la taxe d’aménagement a été revue. La valeur forfaitaire est désormais fixée à 251 euros par mètre carré de surface de bassin.
Attention, ce chiffre n’est pas ce que vous payez directement. Il sert de base au calcul en étant multiplié par les taux votés par votre commune et votre département.
Comment calculer la taxe foncière de votre bassin ?
Le calcul exact est complexe car il dépend de la valeur locative cadastrale de votre maison. En gros, le fisc considère que votre piscine augmente le confort et donc la valeur locative de votre bien.
Pour faire une estimation rapide, ajoutez environ 5 % à 10 % au montant actuel de votre taxe foncière. Pour un chiffre précis, seul le centre des impôts pourra vous répondre après votre déclaration.

Est-ce que la taxe foncière augmente avec une piscine ?
Oui, c’est inévitable si votre piscine est fixée au sol. L’administration fiscale considère toute piscine enterrée ou semi-enterrée comme une dépendance bâtie qui valorise votre propriété.
Même une piscine hors-sol peut être concernée si elle nécessite des travaux de maçonnerie ou si elle ne peut pas être déplacée sans être détruite. Préparez-vous donc à une hausse de votre avis d’imposition.
Comment faire pour ne pas payer de taxe sur une piscine ?
La méthode la plus sûre est d’installer une piscine hors-sol démontable et de ne pas la laisser en place toute l’année. Si elle reste installée moins de trois mois, elle n’est pas imposable.
L’autre solution est la construction d’une piscine de moins de 10 m². En restant sous ce seuil de surface, vous évitez la taxe d’aménagement et souvent l’augmentation de la taxe foncière.
Pourquoi opter pour une piscine de moins de 10 m² ?
L’argument principal est fiscal. En dessous de cette surface, vous n’avez généralement aucune démarche administrative à faire ni de taxe d’aménagement à payer.
C’est aussi un choix économique à l’usage. Un petit volume d’eau coûte moins cher à chauffer et à entretenir, tout en permettant de se rafraîchir l’été.
Quelle piscine doit impérativement être déclarée ?
Vous devez déclarer toute piscine de plus de 10 m² qui est fixée au sol de manière perpétuelle. Cela inclut les piscines enterrées, mais aussi les modèles hors-sol avec une structure rigide ou une dalle béton.
N’oubliez pas que vous avez 90 jours après la fin des travaux pour faire cette déclaration. C’est la condition sine qua non pour espérer une exonération temporaire de taxe foncière.
Quelle est la taille maximale sans autorisation ?
La limite pour ne demander aucune autorisation d’urbanisme est de 10 m². En dessous de cette surface, vous êtes libre de construire sans déposer de dossier en mairie, sauf en zone protégée.
Entre 10 m² et 100 m², une déclaration préalable de travaux suffit. Au-delà de 100 m², ou si vous construisez un abri haut, il faudra passer par la case permis de construire.
